Témoignage de patients

Chaque personne a une histoire différente et unique. C’est pourquoi ce que vous vivez lors d’une psychothérapie est unique et différent du vécu d’une autre personne.

Nous vous communiquons, avec leur accord, le témoignage de patients.

Anne-Marie, ancienneté du symptôme : 9 ans

« Mes douleurs buccales sont apparues il y a 9 ans. Ces sensations  se sont installées de manière insidieuse, j’avais  des picotements dans les gencives ; petit à petit ces picotements se sont intensifiés, j’avais l’impression d’avoir une fourmilière dans la bouche…  j’ai consulté mon généraliste et plusieurs stomatologues. L’un d’ eux m’a conseillé  d’aller voir un psychiatre qui m’a prescrit un antidépresseur et une thérapie. Je l’ai vu pendant 4 ans, à raison d’une fois par semaine. Il n’y a eu aucune amélioration de mon symptôme buccal.

Devant ce manque de résultats, je suis allée voir  un neurologue réputé , qui a voulu lui aussi me prescrire un antidépresseur (anafranil). J’ai refusé en lui disant que je ne me sentais pas déprimée. Il m’a prescrit, en alternative, du rivotryl et du laroxyl que j’ai pris quotidiennement pendant 4 ans, sans que les sensations cèdent du terrain. Je souffrais quotidiennement.

J’ai finalement consulté une dermatologue spécialisée en pathologies de la muqueuse buccale, qui m’a conseillé une thérapie psychanalytique, que j’ai commencée il y a un an et demi, à contre-cœur car je n’y croyais pas vraiment : J’avais vraiment mal à la bouche, et pour moi ce n’était pas psychologique du tout …

Avec la thérapie, mon regard sur moi-même, sur mon histoire, sur  mes relations à mon mari,  ma famille, a changé. Petit à petit, les sensations dans ma bouche ont évolué, ce n’était plus une fourmilière, mais plutôt un goût acide, amer, avant de s’estomper progressivement.

Ma thérapie progressant, j’ai  pu  arrêter le rivotryl et le laroxyl,  et j’ai accepté que le neurologue me prescrive un antidépresseur,  l’anafranil.  La thérapie m’a permis de comprendre  différemment mon passé  et d’atteindre des objectifs avec succès … Aujourd’hui, après 18 mois de thérapie, je ne sens pratiquement plus ma bouche, et je n’ai plus d’idées noires quand je me lève le matin. J’ai pu arrêter il y a quelques semaines la prise d’anafranil .

J’ai l’impression qu’une ouverture s’est faite dans ma vie ; je vois les gens différemment ; j’ai des projets et une envie de nouveau, que je me semble capable de mettre en oeuvre de manière autonome. »

 

Anne, ancienneté du symptôme : 7 ans

« Une glossodynie a été diagnostiquée par mon stomatologue après que je me sois plainte de brûlures à la langue: mes réponses à ses questions précises lui ont permis ce diagnostic, qui depuis m’a été confirmé par des spécialistes.

Cela a commencé il y a environ 7 ans, et la solution qui m’a été donnée était d’attendre, de ne surtout pas faire de bains de bouche, et que malheureusement le traitement ressemblait à « sois belle et tais-toi ».

Au bout de quelques temps de ce « traitement » j’ai consulté un premier  « grand  homéopathe », qui m’a donné une « méga-ordonnance » : alternance de granulés et d’ampoules de toutes sortes, à prendre pendant 2 mois selon un programme très strict. Cela ne m’ayant rien fait, je suis retournée le voir pour avoir un autre traitement et il m’a dit :»cela ne vous a rien fait ? Au revoir Madame je ne peux rien pour vous et vous ne me devez rien ».

Après quelques temps de brûlures de plus en plus intenses au fur et à mesure de la journée, se calmant en dormant et revenant le lendemain en un éternel retour, j’ai consulté un autre homéopathe, le « plus grand « de la place. Au bout d’un an de régime « détox » pour mes intestins et d’interdiction de céréales, sucreries, viande et tutti quanti j’avais une belle ligne, et la langue toujours en feu.

Je suis également allée voir un magnétiseur, qui m’a dit de m’allonger, m’a posé des pierres sur le front, a fait quelques passes au-dessus de moi en parlant de ma grand-mère. Cela ne m’a rien fait.

J’ai enfin consulté une spécialiste dermatologue de la muqueuse buccale qui m’a dit que l’origine était une dépression cachée et m’a donné le choix entre l’anti-dépresseur ou l’analyse : j’ai pris les deux, donc il y a un an et demi.

Ma thérapie analytique s’est déroulée sur un an. Depuis, mes brûlures ont baissé progressivement d’intensité, rendant mes après- midi et soirées vivables.

Avec cette analyse menée avec douceur, distance et fermeté, j’ai pu trouver des mots et des émotions perdus, et ce que j’ai découvert est étonnant de vérité qui se révèle. L’analyse m’a permis de trouver une parole perdue derrière un voile constitué des péripéties de mes rêves. J’ai pu « accoucher » des nœuds qui s’étaient formés en moi, pour les ouvrir et changer mon regard, que j’avais figé, sur mon histoire familiale. »

Laurence, ancienneté du symptôme  : 3 ans

« Je souffrais d’une glossodynie depuis presque 3 ans. Je ressentais des brûlures sur la langue, une vraie douleur. J’ai consulté plusieurs médecins: mon généraliste – qui m’a prescrit un antifongique, sans résultats – , deux dentistes, un stomatologue,   qui m’ont  confirmé que ma bouche était normale, et un chirurgien dentiste qui m’a parlé de glossodynie. J’étais très tendue  physiquement depuis des mois,  avec un mauvais sommeil, un réveil trop précoce,  et des états d’âme, alors que j’ai toujours été une femme particulièrement dynamique et optimiste.

Je ne me reconnaissais plus, mon mari lui aussi trouvait que je n’allais pas bien, c’est pourquoi j’ai décidé de me soigner, en commençant une thérapie psychanalytique et en soignant mes tensions physiques .

Souhaitant éviter les psychotropes,  j’ai  pris une dose maximale de magnésium le soir  ce qui m’a effectivement détendue et permis de retrouver le sommeil sans médicaments. J’ai  également  pris du millepertuis dosé à 600 mg/jour, le soir, ce qui m’a permis d’être de meilleure humeur le matin et d’agir plus efficacement dans la journée. J’ai   commencé à  faire de l’aquagym trois fois par semaine, ce qui a contribué à diminuer mes tensions physiques.

Je pensais ne pas rêver, pourtant,  dès la première séance de thérapie, j’ai fait de nombreux rêves. Le travail effectué avec la thérapeute m’a permis d’ouvrir des portes,   d’identifier des changements à opérer dans ma vie pour être moins stressée, et accepter certaines remises en cause.

Au bout d’une dizaine de séances, mes sensations douloureuses ont nettement diminué, et j’ai arrêté le magnésium et le millepertuis. Aujourd’hui, quand je le moral va bien –   j’espère aller bien de plus en plus souvent, car  je pense avoir trouvé  des solutions pour diminuer mon stress- je ne sens pratiquement plus ces sensations de brûlure. »

 

Pierre, ancienneté du symptôme  : 6 mois

« Il y a environ 6 mois, j’ai commencé à ressentir des sensations de brûlure sur la langue, avec des rougeurs sur les gencives et une impression de bouche sèche. Ces « brûlures » augmentaient jusqu’au soir, pour recommencer le lendemain matin. J’ai toujours été soucieux de ma santé, et je dois dire que ces symptômes m’ont vraiment inquiété ; je craignais un cancer car il y en a déjà eu dans la famille du côté de mon père.

Mon médecin généraliste m’a orienté vers un dermatologue spécialisé en pathologies de la muqueuse buccale, qui m’a tout de suite confirmé le diagnostic de glossodynie, et m’a expliqué le traitement : un traitement anti-dépresseur et/ou une psychothérapie. J’ai choisi les deux, afin de maximiser mes chances de guérir.

La psychothérapie d’inspiration psychanalytique a duré 4 mois, soit 10 séances (interrompue par les vacances de Pâques). J’ai compris, au cours de ces séances, comment certains aspects de mes relations avec mes proches et avec mon environnement professionnel m’empêchaient de savoir vraiment ce que je voulais et de prendre les bonnes décisions. J’ai « retrouvé » des émotions que j’avais pris l’habitude de ne pas voir, et qui pourtant me donnaient des informations très importantes pour m’orienter.

J’ai vraiment vécu cette thérapie comme une « aide à la prise de décision ». En effet, à la 7ème séance, j’ai pris une décision très importante professionnellement, qui m’a « libéré ».

Les sensations de brûlure ont diminué dès la 4ème séance (premier mois de traitement), et je dois dire qu’aujourd’hui je n’y pense plus. Le médecin a diminué mon traitement anti-dépresseur dès le 3ème mois de ma thérapie, et aujourd’hui je ne prends plus de médicaments. »