Les glossodynies, symptôme psychosomatique

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Glossodynies symptômes psychosomatiques

 

 

 DES SENSATIONS GENANTES OU DOULOUREUSES SANS ETIOLOGIE ORGANIQUE

Les glossodynies et stomatodynies (Burning Mouth Syndrome, BMS,  ou encore Paresthésies Orales Psychogènes, anciennement nommées PBP) désignent des sensations gênantes ou douloureuses dans la cavité  buccale  dont l’ étiologie n’est pas organique. Elles peuvent être associées à d’autres symptômes objectivables (neuropathies ou parafonctions).  

Ces sensations sont  des « brûlures »,  sensations de « bouche en feu » (Burning Mouth Syndrome), ou des « picotements » évoquant parfois les aphtes. Il peut s’agir aussi de sensations de bouche « sèche », de « salive gluante », d’amertume ou d’acidité.  Ces sensations siègent principalement sur la langue, mais parfois aussi dans les gencives, les lèvres ou le palais, d’où la dénomination de « stomatodynie ».  Il peut s’agir plus rarement d’une gêne dans le pharynx (« ténesme pharyngien »).

Les statistiques médicales (5)(6)(8) font état d’une fréquence 4 fois supérieure chez les femmes que chez les hommes, d’un âge de début habituellement entre 40 et 60 ans, plus rarement avant trente ans. Ces symptômes représentent une proportion conséquente des consultations auprès des stomatologues et dentistes.

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL

L’examen clinique,  mené par le médecin spécialiste,  écarte les pathologies organiques expliquant les sensations gênantes

L’examen de la muqueuse linguale, avec un bon éclairage, à la loupe, ne décèle aucune lésion anormale, aucun trouble observable de la sécrétion salivaire. Le médecin spécialisé en pathologies de la muqueuse buccale  élimine la  glossite exfoliatrice marginée, la candidose chronique, le lichen plan buccal, l’allergie de contact, la langue géographique, le syndrome de Gougerot-Sjögren. L’examen clinique est éventuellement complété par un examen neurologique, une numération/formule sanguine pour ne pas méconnaître une  langue anémique, et une vitesse de sédimentation pour écarter une éventuelle maladie organique expliquant les sensations anormales au niveau de la zone buccale.

Un cycle nycthémeral particulier

Les symptômes ont en commun d’apparaître après le réveil matinal, d’atteindre leur intensité maximale en fin d’après-midi, de s’atténuer ou  disparaître au cours des repas. Ils disparaissent pendant le sommeil, mais chez les  patients particulièrement anxieux, ils peuvent être ressentis comme responsables de l’insomnie. Ces particularités chronologiques ont une valeur certaine d’orientation diagnostique.

Des patients anxieux

Les patients observent très souvent leur langue avec inquiétude, notant parfois ce qui leur semble être des altérations organiques : papilles très rouges et exacerbées, légères déformations du bord de la langue…

Ces patients craignent souvent un cancer, ou bien attribuent leurs symptômes à des soins bucco-dentaires récents. Cette anxiété, et les altérations de la sensibilité induites par la perte des représentations psychiques de certaines zones de la cavité buccale, s’accompagnent souvent de contractures et de mouvements inconscients (parafonctions ou dyspraxie linguale) de la langue contre le palais et/ou les gencives. Il en résulte des irritations et rougeurs qui focalisent l’attention des patients.

Ces tics inconscients au niveau de la zone buccale ne doivent pas être confondus avec les dyskinésies bucco-faciales,  mouvements involontaires générés par la prise ou l’arrêt de substances du groupe des neuroleptiques. De l’avis des psychiatres, les dyskinésies bucco-faciales, lorsqu’elles sont tardives, ont souvent un caractère irréversible sauf traitement médicamenteux spécifique.

Une souffrance physique réelle

Devant une telle symptomatologie sans  lésion inquiétante  ni autre pathologie organique, le spécialiste pose  le diagnostic de glossodynie. Certains patients ont du mal à accepter ce diagnostic, qui  leur semble une négation de la souffrance qu’ils ressentent réellement dans leur corps. Il leur est difficile d’accepter l’explication d’une origine principalement psychogène,  car  leurs sensations sont bien réelles, parfois invalidantes.

Les patients peuvent se sentir dévalorisés par l’étiologie psychogène

Le diagnostic de glossodynie, en l’absence d’une information scientifique sur la cause et les traitements possibles,  peut donner aux patients  le sentiment que la réalité de son symptôme n’est pas reconnue.  Ils préfèrent alors répéter les consultations et les examens médicaux, inutiles dans le meilleur des cas, invasifs et aggravant leur symptôme dans les autres cas. Tout cela peut entraîner, au fil des années, une errance de praticien en praticien, et une évolution vers un vécu douloureux chronique ou une dépression sévère.

GLOSSODYNIES et REVEIL D’UN VECU TRAUMATIQUE DE SEVRAGE

Notre écoute, depuis plus de 20 ans,  des patients souffrant de glossodynies nous a permis de préciser les mécanismes inconscients qui en sont à l’origine (1) (4) (11), cohérents  avec la notion de dépression archaïqueCette dépression précoce correspond à la difficulté, chez l’enfant, à supporter la première séparation avec la mère, à transformer le contact « peau à peau »   entre la bouche et la mère qui nourrit, en une relation psychique avec un « autre ». Des événements  à l’âge adulte   réveillent  chez le patient ce vécu traumatique de sevrage, d’où l’apparition dans sa bouche de sensations d’arrachement brûlant, de picotements, de gonflements, etc.

Le patient souffre bien d’une lésion, mais il s’agit d’une  lésion  de son enveloppe psychique au niveau de la zone buccale, selon le concept du Moi-Peau (11). Ces lésions de l’enveloppe psychique peuvent expliquer les altérations de la sensibilité  objectivées chez certains patients. Ainsi, certains médecins ont  pu  classer ces sensations dans la catégorie des douleurs neuropathiques (12),  observées par exemple dans le syndrôme du membre fantôme (13),  qui peut apparaître suite  à la perte concrète  d’une partie du corps.

Pour les glossodynies, comme pour la douleur au  membre fantôme,   les représentations psychiques de la zone corporelle concernée par une perte – concrète ou symbolique – liée   l’histoire individuelle de chaque patient,  peuvent expliquer les résultats décevants des traitements médicamenteux. Le travail verbal associatif spécifique de la thérapie psychanalytique est créateur de sens – et de nouvelles connexions neuronales- pour le patient. Ce travail psychique permet  de « réparer » les représentations psychiques endommagées.

LE TRAITEMENT EFFICACE DES GLOSSODYNIES EST PRECOCE  et PLURIDISCIPLINAIRE

La psychothérapie analytique est un traitement étiologique des glossodynies   

Notre expérience de 20 ans   nous a permis de valider l’efficacité d’une approche thérapeutique précoce et globale. La psychothérapie psychanalytique permet aux patients de se libérer durablement de leurs sensations douloureuses par un travail psychique agissant sur les strates profondes de leur inconscient à l’origine de ce symptôme. Pour Freud, l’inconscient est « le juste intermédiaire entre le physique et le psychique »et permet de trouver « des liens oubliés » (14).

Une fois la thérapie engagée,  des exercices de relaxation spécifiques de la zone buccale peuvent être bénéfiques. Il peut  être nécessaire, selon l’état du patient, d’associer à la psychothérapie un traitement anxiolytique ou antidépresseur.  Selon notre expérience, les  patients peuvent avoir recours avec succès aux médecines douces (en particulier la phytothérapie)  pourvu qu’ils engagent leur psychothérapie psychanalytique suffisamment tôt après l’apparition des troubles.

Dans le cas d’un traitement psychotrope devenu  nécessaire étant donné l’état du patient – c’est souvent le cas des patients qui errent de consultation en consultation -, la psychothérapie psychanalytique facilite le sevrage.

Le traitement  psychotrope a peu d’effet sur le symptôme buccal, qu’il contribue à pérenniser

Les psychotropes peuvent parfois déclencher ou aggraver une sécheresse buccale, outre le risque  d’effets tardifs.  Leur action est d’effacer les symptômes dépressifs classiques (ralentissement psycho-moteur, tristesse, anxiété). Mais ils ont peu d’effet sur  le symptôme buccal, dont ils ne traitent pas les causes,  à savoir une élaboration précaire du stade dépressif (communément désignée par  « terrain dépressif »).  Leur efficacité sur le long terme tend  à diminuer ou à disparaître, sauf à augmenter les doses.

De plus, la médication  contribue à faire « tomber dans l’oubli »  les événements psychiques associés au déclenchement du symptôme, effaçant le sens et brouillant les pistes, tout en pérennisant l’inscription psychosomatique, c’est à dire l’utilisation du  corps au détriment de la pensée et des processus psychiques.

La prise habituelle de psychotropes remplace le lien à un être humain par le médicament utilisé comme une drogue. Cette substitution peut être qualifiée de perverse : elle « chosifie » le lien vivant à un être humain, remplacé par la prise d’une « substance ».

Le patient se prive ainsi de sa capacité, avec l’aide de son analyste, de transformer son symptôme en une nouvelle réserve d’énergie,  de compréhension et de créativité,  pour réorganiser sa vie de manière autonome, à son rythme et à la mesure de ses possibilités.

Les traitements locaux sont déconseillés

Les traitements locaux (2) – bains de bouche, acupuncture locale, injections locales de substances, etc…- sont déconseillés car ils peuvent avoir des effets aggravants. Ils renforcent l’idée, chez le patient, que ses sensations douloureuses ont une cause organique (3). Les interventions bucco-dentaires peuvent fixer l’attention anxieuse du patient, renforçant ses sensations douloureuses.

Les doutes retardent la prise en charge efficace

« Tout va bien dans ma vie, sauf ma langue », nous disent ces patients. La dépression, si elle est parfois reconnue par certains patients, leur apparait comme la conséquence logique de leur symptôme buccal invalidant. Ils ne peuvent concevoir qu’une pathologie dépressive participe aussi des causes.

LE TRAITEMENT PSYCHANALYTIQUE PEUT EVITER LA CHRONICISATION DU SYMPTOME

Ce refus d’une causalité « dépressive » est compréhensible. En effet, la dépression masquée a des manifestations très éloignées des symptômes bien connus de la dépression mentale. Elle « gomme » tout ou partie des symptômes mentaux, le psychisme ayant été court-circuité.

Il est aujourd’hui bien établi que les glossodynies relèvent de la dépression masquée (1) (2) (3) (5) (6) (7) (8) (9), qui s’exprime par des symptômes physiques, en particulier car elle renvoie à un âge où le schéma corporel neurologique n’était pas achevé, c’est-à-dire avant le 30 ème mois (10).

Notons qu’il existe une relation observable entre le symptôme glossodynie et la dépression : chez les déprimés, la tristesse et le ralentissement psychomoteur sont plus intenses le matin et diminuent le soir, en proportion inverse des glossodynies, dont l’intensité augmente tandis que la journée avance.

En l’absence d’une prise en charge adaptée, les sensations douloureuses peuvent devenir chroniques et entretenir un vécu de dépression sévère. Plus une sensation douloureuse est ancienne, plus sa trace tend à s’inscrire durablement dans le corps.

C.Demange-Salvage
Psychanalyste-Psychologue clinicienne
DESS de psychologie clinique et pathologique à l’Université Paris VII
Intervenante au DU de pathologies de la muqueuse buccale de la faculté de médecine de Paris
Prendre rdv
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(1)C.Demange, Dr. C.Husson, Dr. D. Poivet, Dr.J.P.Escande- « Paresthésies buccales psychogènes (PBP) et dépression ». Rev. Stomato Maxillofac., 1996, n°4, pp-244-252
(2) Dr. C. Husson, C.Demange- « Paresthésies Buccales Psychogènes , diagnostic et prise en charge. Thérapeutiques Dermatologiques, Juin 2013
(3)C.Demange, Dr.C.Husson. Prise en charge des paresthésies buccales psychogènes. Refue Information dentaire n°10, 1996
(4) Freud. Le Moi et le Ca
(5) R.Küffer. Les paresthésies buccales psychogènes (stomatodynies et glossodynies). Ann. Dermatol. Venereol. 1987, 114, 1589-1596
(6)Modai A. Conttribution à l’étude des douleurs bucco-dentaires – Glossodynies : masque de la dépression. 1982
(7)Küffer R. , ROugier M., Flore-Donno G. Les stomatodynies. Rev. Mens. Suisse odonto-stomato, 1979, 89.2
(8) Poiré M. Etudes cliniques et thérapeutiques des glossodynies. A propos de 130 cas. Dec. 1981, Faculté de médecine St-Antoine, Paris VI
(9)Daieff C.Y, Alliot B. Les manifestations psychosomatiques au niveau de la face, 1973, 74, 6: 453-464
(10) F.Dolto. L’image inconsciente du corps, Ed. du Seuil, 1984, p. 209-372
(11)D. Anzieu, le Moi-Peau, Ed. Dunod, 1995
(12) Forsell H., Jaaskelainen S., Tenovuo O., Hinkka S, Sensory dysfunction in burning mouth syndrome, Pain 2002: 99(1-2), 41-7
(13) V.S. Ramachandran, le fantôme intérieur, Ed. Odile Jacob, 2002
(14) Freud-Groddeck 1973, p. 18, lettre du 05/06/1917


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Questions – Réponses : Thérapie analytique versus TCC

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questions réponses Glossodynie Mes réponses aux questions posées par un médecin dentiste :

Quel a été l’élément déclencheur qui vous a amené à privilégier la thérapie psychanalytique plutôt que d’autres thérapies telle que la TCC, plus connue ?

Psychanalyste et psychologue clinicienne, intéressée par la psychosomatique,  j’ai commencé à travailler sur ce symptôme à l’occasion de mon mémoire de maîtrise de psychologie clinique, en 1994, dans le service du Dr C. Husson à l’hôpital Tarnier. L’écoute analytique m’a permis de repérer chez les patients souffrant de glossodynie des  défenses psychiques  très primitives inhibant leur capacité à transformer  ce qui est du domaine physique en éléments psychiques. Normalement, le contact peau à peau (bouche/mamelon ou langue /orifice buccal, entre autres) se transforme en contact psychique  et émotionnel dès les premiers mois de la vie. Ce contact psychique se transforme  lui même un peu plus tard en échange verbal permettant l’existence de représentations psychiques.    

Vous précisez que la thérapie analytique traite la cause du « terrain dépressif », la TCC ne le fait-elle pas ?                                  

Le « terrain dépressif » correspond, selon la compréhension analytique,  à un inachèvement de la maturation psychique, c’est-à-dire la difficulté à surmonter psychiquement le vécu de perte primitive éprouvé par tout être humain dans les premiers temps de sa vie,  à savoir la perte du contact entre la bouche et le mamelon.  Cette perte peut être source d’une grande angoisse. L’angoisse de séparation, lorsqu’elle est ressentie au niveau de la bouche, concerne bien sûr la personne tout entière, mais chez les  patients souffrant de PBP, elle est circonscrite à la zone buccale. Selon mon expérience, ce n’est que par l’approche psychanalytique que la cause de cette angoisse peut être traitée.  Concernant la TCC,  je reçois régulièrement des patients qui, soit n’ont pas eu d’amélioration satisfaisante de leur symptôme suite à une TCC,  soit ont ressenti une amélioration pendant quelques mois ou années, avant de « rechuter ». J’en ai conclu que la cause n’avait pas été traitée par la TCC, alors que la thérapie analytique m’a permis d’obtenir des résultats durables.

Un patient peut-il bénéficier en alternance des deux techniques pour optimiser son rétablissement ou pensez vous que cela n’est pas nécessaire ou même contre-indiqué ?

Pourquoi pas… Les patients vont vers  les approches  les plus médiatisées. Le pouvoir des médias est un fait indiscutable aujourd’hui, à tel point que le grand public a tendance à confondre la « science » avec « ce qui est le plus diffusé  » par les médias. Les TCC sont des thérapies réputées rapides  et … remboursées par la sécurité sociale ; leur fonctionnement est facile à comprendre et l’on peut s’y former rapidement. Des intérêts collectifs ou individuels (obtention de financements publics , etc…) peuvent s’appuyer sur – ou bien renforcer- les défenses inconscientes des personnes vis-à-vis du processus thérapeutique analytique, qui nécessite un travail actif et une capacité de remise en question chez ceux qui s’y engagent. Dans mon expérience,  l’échec de la TCC a mené les patients vers la cure analytique avec profit. Je reçois  régulièrement des patients qui n’ont pas eu d’amélioration de leur symptôme avec une TCC, ou bien ont rechuté, ou bien après d’autres tentatives de traitements (hypnose, acupuncture, sophrologie, antidépresseurs…).

Existe-il un profil patient plus favorable à une prise en charge plutôt qu’une autre ?                                                                                   
Il est essentiel que le patient pressente une causalité psychique à son mal-être corporel, qu’il soit motivé et intéressé par la thérapie analytique basée sur l’analyse de ses rêves et de son discours.   La thérapie analytique est un « travail psychique accompagné » par l’analyste-thérapeute;  le patient est co-acteur de sa guérison. La thérapie analytique permet un changement profond. Ce changement demande au patient un apprentissage, de l’énergie et du temps. La capacité à ne plus utiliser le corps pour exprimer des conflits psychiques ou des angoisses  est à ce prix.                       

La prise en charge déontologique de ce symptôme, , favorable à tous les patients, me semble être de donner aux patients l’information la plus objective possible sur les thérapies  qui ont fait la preuve de leur efficacité, afin qu’ils s’orientent vers l’une ou l’autre. 

En cas d’échec d’une thérapie analytique, le patient peut-il se tourner vers la TCC et inversement ?

Pourquoi pas. Dans les agoraphobies et claustrophobies, le comportementalisme peut aider parfois en parallèle de l’analyse. Mais dans mon expérience, le patient qui a su se plier à un travail sur le fonctionnement de ses mécanismes psychiques, a développé la capacité de comprendre ce qui, pour lui, n’avait jamais pris sens. Le plus souvent, son changement de perspective ne le dirige pas vers les TCC.

Tous les psychologues sont-ils formés pour réaliser les deux types de thérapies ou les patients doivent-ils se tourner vers des spécialistes?     

Non. Il faut bien sûr se tourner vers des spécialistes.  Concernant le profil des psychanalystes compétents pour traiter ce symptôme, et traiter les patients d’une manière plus générale, il est fondamental que ces praticiens se soient soumis eux-mêmes à une analyse personnelle (freudienne et kleinienne) leur ayant permis de repérer et d’analyser leurs propres niveaux de fonctionnement primitifs. Ce n’est que sur la base de cette formation spécifique et approfondie que le titre de psychanalyste peut être décerné.  Ils doivent exercer  leur art conformément à la déontologie du métier, s’intéresser à la psychosomatique et savoir concilier approche scientifique et psychanalyse.

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Témoignages de patients

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Il est important de commencer votre thérapie analytique rapidement après l’apparition des sensations douloureuses pour vous donner le plus de chances de guérir de votre glossodynie. Plus le temps passe, plus la douleur a tendance à s’ancrer dans le corps. 

Chaque personne a une histoire différente et unique. C’est pourquoi ce que vous vivez lors d’une psychothérapie psychanalytique est unique, différent du vécu d’une autre personne.

Nous vous communiquons ci-après, avec leur accord,  les témoignages de quelques patient(e)s:

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François – 40 ans au début de sa thérapie- Ancienneté du symptôme avant de commencer sa thérapie : 1 an – Durée de sa thérapie jusqu’à disparition des symptômes: 2 ans 1/2

« En décembre 2021,  j’ai subi un événement extrêmement douloureux.Au lendemain de cet évènement, je me suis levé avec une striction très intense au fond de la gorge, difficile à situer exactement, absolument permanente du lever au coucher. Cette douleur ne cessait qu’en mangeant ou en dormant.I l s’en est suivi un an d’errance médicale avec toutes les recherches et examens possibles en gastro-entérologie et ORL (endoscopie, pH-métrie, prise massive d’IPP…) sans aucun résultat.

Au fil du temps, mes symptômes se sont déplacés, sans que je m’en aperçoive vraiment, j’avais des brûlures au  palais, des strictions dans la gorge, des maux de ventre…Malgré l’évidence , à savoir qu’ un problème organique ne peut pas migrer, je restais arc-bouté sur l’idée d’une origine organique de ce problème.

Mon état empirait au fil du temps.

Subitement, je me suis rendu compte que je ne supportais plus mon dentifrice, il me brûlait. Les douleurs de gorge devenaient tellement intenses que j’ai passé l’été 2022 avec des glaçons dans la bouche, dès que possible, afin de me soulager très provisoirement.

Ma vie était devenue un enfer : une telle douleur physique sans cause organique…

J’avais la tête dans le guidon, et je cherchais des traitements médicaux,  même si je faisais le lien avec le facteur déclenchant évident de la perte subie, puisque le début de mes symptômes datait du lendemain de cette disparition. Je gérais cette épreuve comme toutes les épreuves précédentes de ma vie : je  « mets de côté » en me disant «  ça passera plus tard ».Je commençais alors à chercher sur internet, et je découvris que d’autres personnes souffraient du même mal et décrivaient les mêmes choses : brûlure du dentifrice, manger des glaçons pour se soulager. Ils parlaient de glossodynie, et disaient que l’origine était psychique.

J’ai alors commencé à m’interroger, à réfléchir, en me disant que tous les examens médicaux possibles avaient été réalisés, que mon état ne faisait que s’aggraver et qu’il fallait bien se rendre à l’évidence qu’un mal qui se déplace et ne trouve pas d’origine physiologique doit bien venir d’ailleurs…

C’est alors que la confirmation arriva 3 semaines plus tard. Mon état continuait d’empirer, Noël arrivait, cela faisait plus d’un an que je vivais cette souffrance intense quotidienne et je m’enfonçais de plus en plus.

Ma femme, médecin, ne voulant pas que son fils,  qui venait nous voir pour les vacances,  assiste à un tel spectacle, m’a   donné un comprimé sans me dire ce que c’était, pour ne pas m’influencer. Je n’étais plus à ça près, alors j’ai pris le cachet sans discuter.30 minutes après, les symptômes avaient nettement diminué, une heure après ils avaient disparu. C’était un anxiolytique.Le lendemain retour des symptômes, reprise de l’anxiolytique, même processus.Il fallait alors que je me rende à l’évidence : il me fallait prendre mon courage à deux mains et affronter ce que je ne voulais pas voir exister : mon psychisme

Mais j’étais décidé à m’en sortir. Trop d’idées noires me traversaient l’esprit.

Mes recherches sur la glossodynie m’ont conduit à prendre contact avec Madame Claire Demange, psychanalyste et psychologue clinicienne. Son site glossodynie.com expliquait les mécanismes inconscients de cette pathologie, et je me reconnaissais enfin. Après un an de souffrance et d’errance, c’était déjà une forme de délivrance : une explication de ce que je vivais. C’est ce qui me décida à prendre contact avec cette thérapeute.

En parallèle je commençais un traitement d’antidépresseurs, et d’anxiolytiques à des doses qu’il a fallu augmenter afin d’effacer les symptômes.

J‘ai   commencé ma thérapie analytique en janvier 2022, à raison d’une séance par semaine, de manière régulière et assidue, toujours à la même heure le même jour. Les séances  de 45 mn ont eu lieu majoritairement  par visioconférence, car j’habite loin de Paris.

Mes séances ont consisté essentiellement à réfléchir sur mes rêves, que je notais méthodiquement au réveil. Étonnamment, moi qui ne me souvenais jamais de mes rêves avant de commencer ma thérapie,  je faisais de nombreux rêves chaque semaine, à tel point qu’une séance par semaine ne suffisait pas toujours pour les travailler.

J’ai découvert, à l’arrière-plan de l’événement douloureux que j’avais vécu, d’autres événements bouleversants, que je n’avais pas vécus comme tels au moment où je les vivais. La thérapie m’a permis de ressentir des émotions que j’avais ensevelies…dans ma zone oro-pharyngée.  J’ai commencé à porter un regard  différent  sur mon histoire passée, mes relations familiales, en explorant le sens caché de mes rêves et en faisant des  liens avec  ma vie actuelle et passée.

Au bout de quelques mois, je suis  passé  à deux séances par semaine, et cela pendant un peu plus d’une année. Puis je suis repassé à une séance par semaine. J’ai diminué progressivement les anxiolytiques courant 2024, tout en continuant ma thérapie analytique. Au début de mon sevrage médicamenteux, j’ai ressenti le besoin de remplacer les pilules par du chewing-gum , car je craignais trop que mon symptôme flambe à nouveau. À tel point que je ne pouvais et ne voulais plus savoir si le symptôme était toujours présent.

Aussi, en mai 2025, au cours d’un voyage , pendant des vacances, j’ai pu arrêter le chewing-gum . Et cela a tenu. J’ai poursuivi mon travail psychothérapeutique depuisn et jusque fin juillet 2026 ;  car cela m’intéressait de mieux comprendre ma vie en général, passée et présente.

La thérapie analytique a été l’élément fondamental de ma guérison, nécessitant courage, résilience, et beaucoup de patience. C’est un  vrai travail psychique, long mais réellement transformateur. Ce n’est que par ce biais que j’ai pu m’en sortir.
La guérison est à ce prix mais il le vaut amplement, je peux le dire aujourd’hui. 
Avec toute ma reconnaissance. »

Edith,  50 ans – Ancienneté du symptôme avant le commencement de sa thérapie : 2 ans. Durée de la thérapie : 9 mois

J’ai eu un premier épisode douloureux au niveau de ma bouche pendant 2 semaines en Juin 2018.  J’ai pratiqué l’hypnose, la relaxation , techniques qui atténuaient temporairement mes sensations; lesquelles revenaient cependant.  Puis  j’ai vécu un   épisode douloureux qui m’a semblé interminable en février/mars 2020,  période pendant laquelle  j’ai approfondi mes recherches sur internet. C’est en lisant les témoignages que j’ai reconnu mon symptôme et  compris que c’était psychosomatique. La sensation de brûlure et  de langue gonflée augmentait au cours de la journée et était maximale le soir. Je me suis aussi souvenue de ma grand-mère, qui avait ce symptôme et qui est morte à l’hôpital d’une overdose de tranquillisants. 

J’ai pris contact avec ma psychanalyste  pour un premier RDV à Paris  en mai  2020. Ma thérapie  a eu lieu presque entièrement par  visioconférence,  jusqu’en janvier 2021.

Dès  l’été 2020,  l’analyse approfondie d’un rêve a fait resurgir dans mon souvenir un événement  que j’avais  complètement  effacé et qui datait de ma toute petite enfance. L’analyse de ce rêve m’a permis  de comprendre certaines difficultés   anciennes  dans mon rapport à mon corps, sur lesquelles j’avais travaillé depuis  avec toutes sortes de techniques, mais  sans résultat satisfaisant. J’ai aussi  pris conscience  aussi de problèmes relationnels que je ne voyais absolument pas avant le début de ma thérapie, j’ai pu modifier mes comportements et voir les résultats positifs dans mes liens avec mes proches.

5 mois après le début de ma thérapie, les prises de conscience que j’ai réalisées  m’ont permis d’engager des changements  importants. J’ai rencontré un amoureux avec qui je vis aujourd’hui une relation  très épanouissante.  Je  suis en train de changer de vie, je viens de réaliser le rêve de mes 20 ans  alors que j’ai presque 51 ans ! Je ne pense plus à ma bouche, je me sens  suffisamment forte  pour construire les années à venir, c’est pourquoi j’ai souhaité interrompre ma thérapie, même si je sais que j’ai encore du travail.  

Je suis  très reconnaissante envers ma thérapeute, pour son aide  et son  professionnalisme.

Vivianne, ancienneté du symptôme: 1 an lorsqu’elle commence sa psychothérapie analytique. Elle a pu diminuer de moitié les antidépresseurs 6 mois après le début de sa thérapie. Ses sensations douloureuses ont disparu au bout d’1 an et demie, date à laquelle elle a arrêté complètement les anti-dépresseurs. Elle a poursuivi sa thérapie encore 3ans 1/2,  par intérêt personnel.

 » Pendant un an, je consulte plusieurs fois mon généraliste, qui ne voit rien de particulier dans ma bouche, puis mon dentiste, qui m’oriente vers un stomatologue.  C’est lui qui me parle de glossodynie, et me propose  d’aller voir un psychiatre. Cela ne me plait pas. Je cherche des solutions sur internet. Mais cette recherche m’angoisse plus qu’elle ne me rassure car sur les forums, les patients parlent surtout de ce qui ne marche pas.  Je retourne alors voir le stomatologue, qui me  prescrit un scanner de la bouche, avec à nouveau aucune lésion visible. Il me reparle du psychiatre, je l’entends mais je ne veux toujours pas y aller. Mes douleurs deviennent insupportables, je souffre non seulement au niveau de la langue, mais aussi du palais. Toutes mes pensées sont centrées sur ma bouche, au détriment de ma vie professionnelle,  familiale et sociale. J’exclus certains aliments, je ne m’alimente plus que de potages, je maigris énormément. J’ai pensé à toutes les solutions pour ne plus souffrir, même les pires. Je me décide à consulter le psychiatre, qui me prescrit des antidépresseurs. Les médicaments m’aident à me sentir plus calme, mais n’ont aucun effet sur mes sensations buccales. Un mois après le début de ma prise d’antidépresseurs,  je me décide à  consulter la psychanalyste. Au bout de 6 mois de thérapie, j’ai pu diminuer de moitié les antidépresseurs, et   1,5 ans après, j’ai pu les arrêter complètement. C’est vraiment un succès, car mon psychiatre m’avait préparée au fait qu’il faudrait en prendre « au long cours ». J’ai pu, en analysant mes rêves avec mon analyste,  comprendre différemment mon histoire, et  comment  mes sensations physiques désagréables masquaient certaines difficultés dans mes relations aux autres, dont je n’avais aucunement conscience auparavant. J’ai  continué ma thérapie après la disparition de mes sensations douloureuses, car ce que je découvrais m’intéressait. A presque 60 ans – j’avais 55 ans quand j’ai commencé ma thérapie-, je vis une vie de couple plus épanouie qu’avant. Ma thérapie  m’a   permis de  me sentir plus « en lien » avec les autres, j’ai découvert avec les autres un contact relationnel  plus authentique et plus agréable, qui a remplacé mes sensations douloureuses dans la bouche.  Merci « 

Anne-Marie, ancienneté du symptôme  9 ans au moment où elle a commencé sa thérapie analytique, qui a duré 1,5 ans.

« Mes douleurs buccales sont apparues il y a 9 ans. Ces sensations  se sont installées de manière insidieuse, j’avais  des picotements dans les gencives ; petit à petit ces picotements se sont intensifiés, j’avais l’impression d’avoir une fourmilière dans la bouche…  j’ai consulté mon généraliste et plusieurs stomatologues. L’un d’ eux m’a conseillé  d’aller voir un psychiatre qui m’a prescrit un antidépresseur et une thérapie. Je l’ai vu pendant 4 ans, à raison d’une fois par semaine. Il n’y a eu aucune amélioration de mon symptôme buccal.

Devant ce manque de résultats, je suis allée voir  un neurologue réputé , qui a voulu lui aussi me prescrire un antidépresseur (anafranil). J’ai refusé en lui disant que je ne me sentais pas déprimée. Il m’a prescrit, en alternative, du rivotryl et du laroxyl que j’ai pris quotidiennement pendant 4 ans, sans que les sensations cèdent du terrain. Je souffrais quotidiennement.

J’ai finalement consulté une dermatologue spécialisée en pathologies de la muqueuse buccale, qui m’a conseillé une thérapie psychanalytique, que j’ai commencée il y a un an et demi, à contre-cœur car je n’y croyais pas vraiment : J’avais vraiment mal à la bouche, et pour moi ce n’était pas psychologique du tout …

Avec la thérapie, mon regard sur moi-même, sur mon histoire, sur  mes relations à mon mari,  ma famille, a changé. Petit à petit, les sensations dans ma bouche ont évolué, ce n’était plus une fourmilière, mais plutôt un goût acide, amer, avant de s’estomper progressivement.

Ma thérapie progressant, j’ai  pu  arrêter le rivotryl et le laroxyl,  et j’ai accepté que le neurologue me prescrive un antidépresseur,  l’anafranil.  La thérapie m’a permis de comprendre  différemment mon passé  et d’atteindre des objectifs avec succès … Aujourd’hui, après 18 mois de thérapie, je ne sens pratiquement plus ma bouche, et je n’ai plus d’idées noires quand je me lève le matin. J’ai pu arrêter il y a quelques semaines la prise d’anafranil .

J’ai l’impression qu’une ouverture s’est faite dans ma vie ; je vois les gens différemment ; j’ai des projets et une envie de nouveau, que je me semble capable de mettre en oeuvre de manière autonome. »

Anne, ancienneté du symptôme :  7 ans au moment où elle commence sa thérapie, qui a duré 1 an.

« Une glossodynie a été diagnostiquée par mon stomatologue après que je me sois plainte de brûlures à la langue: mes réponses à ses questions précises lui ont permis ce diagnostic, qui depuis m’a été confirmé par des spécialistes.

Cela a commencé il y a environ 7 ans, et la solution qui m’a été donnée était d’attendre, de ne surtout pas faire de bains de bouche, et que malheureusement le traitement ressemblait à « sois belle et tais-toi ».

Au bout de quelques temps de ce « traitement » j’ai consulté un premier  « grand  homéopathe », qui m’a donné une « méga-ordonnance » : alternance de granulés et d’ampoules de toutes sortes, à prendre pendant 2 mois selon un programme très strict. Cela ne m’ayant rien fait, je suis retournée le voir pour avoir un autre traitement et il m’a dit :»cela ne vous a rien fait ? Au revoir Madame je ne peux rien pour vous et vous ne me devez rien ».

Après quelques temps de brûlures de plus en plus intenses au fur et à mesure de la journée, se calmant en dormant et revenant le lendemain en un éternel retour, j’ai consulté un autre homéopathe, le « plus grand « de la place. Au bout d’un an de régime « détox » pour mes intestins et d’interdiction de céréales, sucreries, viande et tutti quanti j’avais une belle ligne, et la langue toujours en feu.

Je suis également allée voir un magnétiseur, qui m’a dit de m’allonger, m’a posé des pierres sur le front, a fait quelques passes au-dessus de moi en parlant de ma grand-mère. Cela ne m’a rien fait.

J’ai enfin consulté une spécialiste dermatologue de la muqueuse buccale qui m’a dit que l’origine était une dépression cachée et m’a donné le choix entre l’anti-dépresseur ou l’analyse : j’ai pris les deux, donc il y a un an et demi.

Ma thérapie analytique s’est déroulée sur un an. Depuis, mes brûlures ont baissé progressivement d’intensité, rendant mes après- midi et soirées vivables.

Avec cette analyse menée avec douceur, distance et fermeté, j’ai pu trouver des mots et des émotions perdus, et ce que j’ai découvert est étonnant de vérité qui se révèle. L’analyse m’a permis de trouver une parole perdue derrière un voile constitué des péripéties de mes rêves. J’ai pu « accoucher » des nœuds qui s’étaient formés en moi, pour les ouvrir et changer mon regard, que j’avais figé, sur mon histoire familiale. »

Laurence, ancienneté du symptôme au moment où elle commence  ses séances : 3 ans

« Je souffrais d’une glossodynie depuis presque 3 ans. Je ressentais des brûlures sur la langue, une vraie douleur. J’ai consulté plusieurs médecins: mon généraliste – qui m’a prescrit un antifongique, sans résultats – , deux dentistes, un stomatologue,   qui m’ont  confirmé que ma bouche était normale, et un chirurgien dentiste qui m’a parlé de glossodynie. J’étais très tendue  physiquement depuis des mois,  avec un mauvais sommeil, un réveil trop précoce,  et des états d’âme, alors que j’ai toujours été une femme particulièrement dynamique et optimiste.

Je ne me reconnaissais plus, mon mari lui aussi trouvait que je n’allais pas bien, c’est pourquoi j’ai décidé de me soigner, en commençant une thérapie psychanalytique et en soignant mes tensions physiques .

Souhaitant éviter les psychotropes,  j’ai  pris une dose maximale de magnésium le soir  ce qui m’a effectivement détendue et permis de retrouver le sommeil sans médicaments. J’ai  également  pris du millepertuis dosé à 600 mg/jour, le soir, ce qui m’a permis d’être de meilleure humeur le matin et d’agir plus efficacement dans la journée. J’ai   commencé à  faire de l’aquagym trois fois par semaine, ce qui a contribué à diminuer mes tensions physiques.

Je pensais ne pas rêver, pourtant,  dès la première séance de thérapie, j’ai fait de nombreux rêves. Le travail effectué avec la thérapeute m’a permis d’ouvrir des portes,   d’identifier des changements à opérer dans ma vie pour être moins stressée, et accepter certaines remises en cause.

Au bout d’une dizaine de séances, mes sensations douloureuses ont nettement diminué, et j’ai arrêté le magnésium et le millepertuis. Aujourd’hui, quand je le moral va bien –   j’espère aller bien de plus en plus souvent, car  je pense avoir trouvé  des solutions pour diminuer mon stress- je ne sens pratiquement plus ces sensations de brûlure. »

Pierre, ancienneté du symptôme  : 6 mois

« Il y a environ 6 mois, j’ai commencé à ressentir des sensations de brûlure sur la langue, avec des rougeurs sur les gencives et une impression de bouche sèche. Ces « brûlures » augmentaient jusqu’au soir, pour recommencer le lendemain matin. J’ai toujours été soucieux de ma santé, et je dois dire que ces symptômes m’ont vraiment inquiété ; je craignais un cancer car il y en a déjà eu dans la famille du côté de mon père.

Mon médecin généraliste m’a orienté vers un dermatologue spécialisé en pathologies de la muqueuse buccale, qui m’a tout de suite confirmé le diagnostic de glossodynie, et m’a expliqué le traitement : un traitement anti-dépresseur et/ou une psychothérapie. J’ai choisi les deux, afin de maximiser mes chances de guérir.

La psychothérapie d’inspiration psychanalytique a duré 4 mois, soit 10 séances (interrompue par les vacances de Pâques). J’ai compris, au cours de ces séances, comment certains aspects de mes relations avec mes proches et avec mon environnement professionnel m’empêchaient de savoir vraiment ce que je voulais et de prendre les bonnes décisions. J’ai « retrouvé » des émotions que j’avais pris l’habitude de ne pas voir, et qui pourtant me donnaient des informations très importantes pour m’orienter.

J’ai vraiment vécu cette thérapie comme une « aide à la prise de décision ». En effet, à la 7ème séance, j’ai pris une décision très importante professionnellement, qui m’a « libéré ».

Les sensations de brûlure ont diminué dès la 4ème séance (premier mois de traitement), et je dois dire qu’aujourd’hui je n’y pense plus. Le médecin a diminué mon traitement anti-dépresseur dès le 3ème mois de ma thérapie, et aujourd’hui je ne prends plus de médicaments. »

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